Vous êtes ici

Le 7 mai prochain, le deuxième tour de l’élection présidentielle opposera donc Emmanuel Macron à Marine Le Pen.

En 2002, alors même que la victoire de Jean-Marie Le Pen était impensable, la qualification de l’extrême droite au premier tour avait soulevé une immense vague d’indignation et de mobilisation dans notre pays.

Aujourd’hui, et bien que la victoire de Marine Le Pen n’apparaisse pas impossible, rien ou presque… C’est la banalisation qui règne, l’apathie qui menace, les ralliements qui commencent, les frontières qui se fissurent.

Nous ne l’acceptons pas.

Nous ne l’acceptons pas parce que nous avons l’honneur de nous placer sous l’autorité de Jean Jaurès – l’humaniste, le démocrate, l’internationaliste, le socialiste.

Nous ne l’acceptons pas parce que nous nous situons dans une histoire, une tradition et une mémoire – et nous n’oublions pas celles dans lesquelles le Front national inscrit ses pas.

Nous ne l’acceptons pas parce que nous travaillons dans le monde entier avec des forces social-démocrates et progressistes – et nous connaissons les partenaires européens du Front national : des partis xénophobes et nationalistes.

Non, nous ne l’acceptons pas.

Cela veut dire que tout doit être fait pour que Marine Le Pen soit battue.

Et cela veut donc dire pour chacune et chacun d’entre nous une chose très simple et une seule : aller voter et voter Emmanuel Macron.

Or, nous constatons avec consternation qu’une partie du camp républicain est gagnée par des équivalences hasardeuses et use de formules alambiquées. Ce sont les préludes à une attitude ambiguë et à un risque historique pour la République.

Le 7 mai, nous voterons et nous ne voterons pas seulement contre Marine Le Pen.

Le 7 mai, parce que nous savons que, comme nous, Emmanuel Macron est attaché à la devise de notre République, parce qu’il est attentif aux conditions du débat démocratique, parce qu’il contribue à l’indispensable renouvellement politique, parce qu’il est un Européen engagé, enfin, parce qu’il est un humaniste, oui, nous voterons Emmanuel Macron.