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14 Décembre de 17h00 à 19h00
Histoire
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Les gauches et l’international : communisme, mouvement pour la paix et ONU après 1945

Geoffrey Roberts, Michel Christian
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Ce séminaire spécialisé du Centre d’histoire de Sciences Po, en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, propose d’explorer l’histoire des familles politiques socialistes, social-démocrates et communistes dans la perspective des relations internationales et transnationales. Geoffrey Roberts et Michel Christian exploreront dans cette deuxième séance les relations entre paix et communisme après 1945.

Reinventing Transnationalism : The Communist Peace Movement avec World War II

  • Intervenant : Geoffroy Roberts (University College Cork, National University of Ireland)

 

Les pays du bloc de l’Est et la question du développement à l’ONU dans les années 1960 et 1970

  • Intervenant : Michel Christian (Université de Genève-LAHRA Lyon)

 

 

Dès la naissance du mouvement ouvrier européen, la dimension internationale a été décisive dans la définition de sa vision politique et économique ainsi que dans la manière dont il s’est structuré. À la tendance du capitalisme à élargir son champ d’action et d’influence par-delà les frontières des États, théoriciens et leaders socialistes opposaient la perspective d’une alliance internationale des travailleurs.

Au fil du XXe siècle, le point de vue des gauches par rapport à ces problèmes n’a jamais cessé d’évoluer. Au gouvernement ou dans l’opposition, dans des phases d’épanouissement ou de crise, en temps de paix ou de guerre, la question de l’organisation internationale de la vie politique, sociale et économique fut un élément central des développements idéologiques des gauches, dans leurs scissions et dans leur recherche d’alliés, de partenaires ou de modèles au-delà des frontières nationales.

Ce séminaire propose d’explorer l’histoire des familles politiques socialistes, social-démocrates et communistes dans la perspective des relations internationales et transnationales. Le séminaire permettra de soulever des questions nouvelles tant du côté de l’histoire politique que de celle des relations internationales. En croisant les perspectives, il tentera d’internationaliser la première et de souligner le poids de la seconde dans le façonnement des cultures politiques nationales et régionales. Le choix de cette perspective historique apparaît comme un outil particulièrement fécond pour mieux saisir tant l’histoire des socialismes et des communismes que nombre d’enjeux actuels. Les tensions entre la dimension nationale de la politique et la dimension globale de l’économie sont en effet des composantes majeures de la crise « structurelle » des gauches européennes et extra-européennes aujourd’hui, quelles que soient leurs attitudes vis-à-vis de la mondialisation.

Le séminaire s’articulera autour de trois axes principaux :

  • L’internationalisme et le transnationalisme des gauches : il s’agira d’analyser la création de convergences et d’alliances, la formation de réseaux et la circulation d’informations, acteurs, expériences et expertises dans les mouvements socialistes et communistes, soit au sein de la même famille politique soit entre ces familles, à différentes échelles et en variant au maximum les angles d’approche et les espaces géographiques (européens et atlantiques, mais aussi Est-Ouest, Nord-Sud et Sud-Sud). Il s’agira également de prendre en compte les projets alternatifs portés par les différents courants dans leurs luttes pour l’hégémonie idéologique sur la gauche.
  • La prise en charge par les gauches de gouvernement (sous un régime démocratique ou communiste) d’une véritable politique étrangère, ainsi que le processus de fabrication d’un programme de politique étrangère, ou bien encore la mise en œuvre d’une « politique étrangère parallèle » par les partis et les mouvements socialistes et communistes lorsqu’ils se situent dans l’opposition.
  • Les relations développées par les gauches avec les organisations internationales, supranationales et intergouvernementales, que celles-ci visent à réformer le capitalisme et/ou l’ordre international (la Société des Nations, le Bureau international du travail, l’ONU et l’Union européenne en constituent des exemples probants) ou qu’elles leur lancent un défi global (c’est le cas notamment du Komintern ainsi que d’autres organisations créées dans l’après-guerre au sein des mondes communistes).

Le séminaire est dirigé par Michele Di Donato, Mathieu Fulla, Bruno Settis (Centre d’histoire de Sciences Po).

La langue de travail du séminaire est l’anglais et le français.

Le séminaire est ouvert à tous. Pour des raisons de sécurité, il est cependant obligatoire d’annoncer sa venue au plus tard 24 heures avant la séance par mail.

En partenariat avec
  • Centre d'histoire de Sciences Po