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Dakota du Sud : domination républicaine

25/09/2020 7’
Renan-Abhinav Moog Renan-Abhinav Moog
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Malgré un contexte sanitaire demeurant critique aux États-Unis, la campagne électorale se poursuit et le retrait des primaires démocrates de Bernie Sanders a fait de Joe Biden l’adversaire de Donald Trump en novembre prochain. À l’approche du scrutin, Renan-Abhinav Moog propose une analyse électorale historique de différents États, afin de saisir les rapports de force politiques locaux, décisifs quant à l’issue du scrutin fédéral. Après le Vermont, l’Alaskala Floride, le Texas, la Californie, le Wyoming, l’Illinoisl’Ohio, le Dakota du Nord et le Delaware, onzième volet : le Dakota du Sud.

Depuis 1892, date du premier scrutin présidentiel auquel il a participé, le South Dakota n’a voté qu’à quatre reprises pour le candidat démocrate : en 1896, en 1932 et 1936 pour Franklin D. Roosevelt, et en 1964 pour Lyndon Johnson.

Malgré ce tropisme républicain, les démocrates ont eu un certain poids sur la politique du South Dakota, des années 1960 à 2015, notamment au niveau des élections à la Chambre des représentants et au Sénat. L’État, s’il n’a plus voté démocrate à un scrutin présidentiel depuis 1964, a toutefois été compétitif à trois reprises.

État des Grandes Plaines, le South Dakota faisait – comme son voisin, le North Dakota – partie de la Louisiane française. En 1856, la ville de Sioux Falls est créée, implantée aux confins du Minnesota et de l’Iowa voisins, suivie de Yankton, en 1859. Deux ans plus tard, le territoire du Dakota est institué : il comprend, outre le South Dakota, le North Dakota, la majeure partie du Montana et la moitié nord du Wyoming. En 1868, le Traité de Laramie est signé avec les Sioux, implantés dans la moitié ouest du territoire. Il prévoit la création d’une grande réserve sioux à l’ouest du fleuve Missouri et garantit que la chaîne montagneuse des Black Hills sera préservée de toute implantation non indienne. En 1873, un événement majeur va précipiter l’arrivée de nouvelles populations : l’achèvement de la voie ferrée reliant Sioux City, dans l’Iowa, à Yankton, longeant le fleuve Missouri. L’année suivante, de l’or est découvert dans les Black Hills, dans la partie sud-ouest de l’État ; les mineurs et chercheurs d’or affluent. Mais ces installations se font en violation du Traité de Laramie, qui garantissait aux Sioux les terres situées dans la West River (moitié ouest du South Dakota, située sur la rive ouest du fleuve Missouri), dont les Black Hills constituent le cœur du territoire. Une guerre éclate entre les Sioux et les colons et, après la victoire de ces derniers, la Great Sioux Reservation instituée par le Traité de Laramie est éclatée en cinq petites réserves.

En juin 1980, la Cour suprême, par son arrêt United States v. Sioux Nation of Indians, proclame que la récupération des Black Hills s’est faite de façon illégale et ordonne qu’une compensation de 106 millions de dollars – correspondant au prix juste qui aurait dû être versé à l’époque, augmenté d’intérêts – soit versée. Mais les Lakota[1] ont refusé et réclament toujours, en lieu et place d’argent, la restitution des terres. Placés sur un compte à intérêt, les 106 millions de dollars sont devenus, en 2015, 1,2 milliard. Mais cette somme est toujours refusée par les Lakota.

Peuplé de 11 776 habitants en 1870, le South Dakota en compte 98 268 en 1880 (+734,5 %) puis 348 600 en 1890 (+254,7 %).

Le 2 novembre 1889, le South et le North Dakota rejoignent l’Union, devenant les 39e et 40e États des États-Unis.

Dans les années 1920, l’État connaît une forte crise agricole, qui fragilise son économie. En 1935, les plaines fertiles du South Dakota sont balayées par des tempêtes de sable, alors que la Grande Dépression affecte l’économie de l’État. Cela a pour effet direct un exode de la population, qui perd 7,2 % de ses habitants en une décennie, ce qui n’était jamais arrivé depuis 1860.

Particulièrement touché par ces crises, le South Dakota est un des principaux bénéficiaires du New Deal.

La Seconde Guerre mondiale crée une forte demande en produits industriels et agricoles, ce qui relance l’économie de l’État.

Le South Dakota connaît un boom économique dans les années 1960, profitant du désenclavement permis par l’achèvement du réseau d’Interstate pour développer une industrie touristique, qui s’appuie sur les Black Hills, où a été créé le Mount Rushmore National Memorial, connu dans le monde entier.

En 1980, alors que le taux d’inflation national avoisine les 15 %, les taux d’intérêt bancaires sont partout limités à 12 %. Le gouverneur du South Dakota change la législation en matière d’usure et supprime le plafond sur les taux d’intérêt et les frais bancaires. En réponse, en 1981, Citibank – qui fait partie des « Big Four »[2] – transfère ses opérations de cartes de crédit à Sioux Falls. Cette opération bouleverse le paysage économique ; Citibank est rejointe par la Wells Fargo, également une des « Big Four », ainsi que par d’autres établissements de moindre taille.

À l’heure actuelle, le South Dakota abrite 2500 milliards d’actifs bancaires, se plaçant ainsi à la première place des 50 États.

Dans les années 1980, d’autres industries sont venues s’implanter dans l’État, en particulier l’industrie pharmaceutique et la cybersécurité.

Malgré cela, l’économie locale a cru moins rapidement que celles des États voisins que sont le Minnesota et le Montana, du fait du déclin de l’agriculture. Depuis les années 1980, le modèle agricole du South Dakota a changé : le nombre de fermes a considérablement diminué tandis que la taille moyenne des exploitations a triplé.

Si la principale mine de l’État, Homestake Mine – qui fut la plus grande mine de toute l’Amérique du Nord –, a fermé en 2002, l’industrie minière continue d’occuper une place importante dans l’économie de l’État, grâce à la présence de plusieurs autres mines de moindre envergure.

En quarante ans, Sioux Falls est passée d’une population d’un peu plus de 80 000 habitants à près de 200 000 de nos jours. Dans le même temps, la population de l’État est passée de 690 000 à près de 890 000 habitants. Pourtant, on compte très peu de minorités et leur croissance a été plutôt faible en trente ans. Ainsi, si l’on comptait 0,5 % d’Afro-Américains et 0,4 % d’Américains d’origine asiatique en 1990, cette proportion était passée à respectivement 1,3 % et 0,9 %, auxquelles s’ajoutent 2,7 % d’Hispaniques. La principale minorité est constituée d’Amérindiens, principalement sioux. Ils représentaient 7,3 % de la population en 1990 et 8,8 % en 2010, ce qui fait du North Dakota le troisième État à la plus forte population native après l’Alaska et le Nouveau Mexique. La population indienne représente jusqu’à 20 % de la population de la West River.

L’État abrite notamment (sur l’intégralité des comtés de Bennett et d’Oglala Lakota ainsi que sur la moitié sud du comté de Jackson), la Pine Ridge Indian Reservation, où vivent près de 20 000 personnes, sur un territoire plus grand que les États du Delaware et du Rhode Island réunis. Neuf autres réserves sont également implantées dans l’État : Cheyenne River (comtés de Dewey et Ziebach), Crow Creek (parties des comtés de Buffalo, Hughes et Hyde), Flandreau (partie du comté de Moody), Lake Traverse (comté de Roberts, parties des comtés de Marshall, Day, Grant et Codington, et qui déborde sur le sud-est du North Dakota), Lower Brule (comtés de Lyman et Stanley), Northern Cheyenne (comté de Meade), Rosebud (comté de Todd, parties des comtés de Gregory, Lyman, Mellette et Tripp), Standing Rock (comtés de Corson et Sioux, parties des comtés de Dewey et Ziebach) et Yankton (60 % du comté de Charles Mix).

Grâce au contexte économique, Franklin Roosevelt a pu remporter le South Dakota à deux reprises, en 1932 et 1936, d’abord avec 63,6 % des voix puis 54 %. Toutefois, dès 1940, les républicains reprennent l’avantage. Wendell Willkie obtient 57,4 % cette année-là, soit son meilleur score de tout le pays ; Thomas Dewey monte à 58,3 % en 1944.

Dans ce contexte, les démocrates – qui avaient remporté le premier (en 1930) puis le second (en 1936) sièges de sénateur – les perdent en 1938 puis 1942.

En 1948, le scrutin est beaucoup plus compétitif, et le président démocrate sortant, Harry Truman, ne s’incline que de 12 000 voix, avec 47 % contre 51,8 % à Thomas Dewey. Harry Truman remporte 26 comtés sur 66, dont les comtés de Charles Mix, Bennett, Roberts, Day, Codington, Buffalo, Ziebach, Grant, Gregory et Tripp, majoritairement peuplés d’Amérindiens ou en comptant une très forte minorité.

En 1952 et 1956, Dwight Eisenhower remporte facilement l’État, obtenant 69,3 % puis 58,4 % face à Adlai Stevenson.

En 1960, Richard Nixon remporte 58,2 % des votes du South Dakota, contre seulement 41,8 % pour John F. Kennedy. L’État est alors le cinquième meilleur État de Nixon, après le Nebraska, le Kansas, l’Oklahoma et le Vermont. John Kennedy ne remporte que dix comtés, dont Buffalo, Charles Mix, Roberts et Day.

En 1962, l’ancien gouverneur George McGovern reprend un siège de sénateur en battant sur le fil le sortant GOP (Grand Old Party, Parti républicain) Joseph Bottum, par 50,1 % contre 49,9 % et 597 voix de majorité seulement.

Cette tendance se confirme deux ans plus tard : Lyndon B. Johnson triomphe dans l’État, avec 55,6 % contre 44,4 % à Barry Goldwater, qui ne remporte que 14 comtés sur 66. À l’époque, le South Dakota compte encore quatre grands électeurs.

En 1968, Richard Nixon remporte 53,3 %, loin devant Hubert Humphrey (41,9 %). La campagne populiste du dixiecrat[3]. George Wallace ne remporte que peu d’écho dans l’État, où il n’obtient que 4,8 %. Hubert Humphrey ne s’impose que dans 14 comtés, tandis que George Wallace obtient son meilleur score (11,6 %) dans le comté de Jackson, dont 57 % du territoire appartient à la Pine Ridge Indian Reservation. Le même jour, le sénateur démocrate George McGovern est pourtant triomphalement réélu, avec 56,8 % contre 43,2 % à son adversaire GOP.

En 1972, le South Dakota est le seul État à voter davantage démocrate qu’il ne l’a fait en 1968. Pourquoi ? Parce que le candidat démocrate, George McGovern, est originaire de l’État, dont il est sénateur depuis janvier 1963. Alors qu’il n’obtient que 37,5 % des suffrages au niveau national, George McGovern remporte 45,5 % des voix de son Homestate. Toutefois, son positionnement à l’aile gauche du Parti démocrate – dans un État conservateur – l’a sans doute privé de la victoire. Aucun autre candidat démocrate ou républicain ne perdra son État d’origine jusqu’à Al Gore en 2000. Cette bonne performance de George McGovern lui permet de remporter 18 comtés. À Minnehaha, dont le siège est Sioux Falls, McGovern manque de dépasser Richard Nixon ; il remporte 49,8 % des voix contre 49,9 % au candidat républicain, soit 61 voix d’écart seulement. Le même jour, les démocrates profitent du retrait du sénateur républicain Karl Mundt, en place depuis 1948, pour reprendre le second siège au Sénat. Avec 57 % des voix, James Abourezk, d’ascendance libanaise, a facilement raison de son adversaire GOP, qui ne remporte que 43 % des suffrages. Il devient ainsi le premier orthodoxe grec à siéger au Sénat.

Deux ans plus tard, bien que défait lors de l’élection présidentielle de 1968, George McGovern est réélu à un troisième mandat au Sénat, avec un score moindre : il obtient 53 % contre 47 % au républicain Leo Thorsness.

Jimmy Carter réalise une belle percée en 1976. Avec 48,9 %, il n’est distancé que de 4 437 voix par Gerald Ford, qui remporte 50,4 %. Jimmy Carter remporte 31 comtés sur 62, une performance qu’aucun démocrate n’avait réussi depuis quarante ans.

Ce succès ne se reproduit pas en 1980 : très impopulaire, Jimmy Carter est balayé par Ronald Reagan, qui obtient 60,5 % des voix, contre 31,7 % au président sortant, et 6,5 % à l’indépendant John Anderson. Ronald Reagan s’impose dans 60 des 62 comtés, seuls Shannon (renommé en mai 2015 Oglala Lakota) et Todd lui échappent.  

1980 est le dernier scrutin au cours duquel le South Dakota est représenté par quatre grands électeurs. En effet, lors du recensement de cette même année, l’État perd son second district congressionnel.

Deux ans plus tôt, le GOP avait entamé la reconquête, en reprenant le siège de James Abourezk au Sénat, qui ne se représentait pas. Le républicain Larry Pressler avait été plébiscité pour lui succéder, obtenant 66,8 % des voix. 1978 avait également vu les républicains reprendre le siège de gouverneur, avec l’élection de Bill Janklow. La reconquête se poursuit en 1980 : George McGovern, candidat à un quatrième mandat, est très nettement battu par le républicain James Abdnor. Il n’obtient que 39,4 % contre 58,2 % au républicain.

En 1984, Walter Mondale, venu en voisin du Minnesota, est très largement distancé par Ronald Reagan. Le président sortant obtient 63 % contre 36,5 % au démocrate, qui, encore une fois, ne remporte que deux comtés, Shannon et Todd. Avec 81,4 %, Shannon lui offre d’ailleurs son deuxième meilleur score national après Macon, en Alabama. Le même jour, Larry Pressler retrouve son siège au Sénat, avec 74,5 % des voix.

Deux ans plus tard, le sénateur républicain James Abdnor est battu par le démocrate Tom Daschle, qui obtient 51,6 % des voix contre 48,4 % au sortant. James Abdnor avait en effet été affaibli par une primaire imposée par la candidature concurrente du gouverneur Bill Janklow, alors que Tom Daschle n’avait pas eu besoin de passer par une primaire.

La crise agricole des années 1980 permet à Michael Dukakis d’obtenir un bon score en 1988. Avec 46,5 %, il ne s’incline que d’un peu plus de 20 000 suffrages face aux 52,9 % de George H. Bush. Michael Dukakis ne s’impose que dans 20 comtés, mais remporte le plus peuplé des 62 comtés, Minnehaha County (Sioux Falls), qui n’avait pas voté démocrate depuis 1964.

Larry Pressler sent d’ailleurs le vent tourner en 1990. Alors qu’il avait été réélu avec trois quarts des voix en 1984, il n’obtient que 52,4 % des voix contre 45,1 % au candidat démocrate, pourtant inconnu, Ted Muenster.

En 1992, l’indépendant Ross Perot obtient 21,8 % des voix. Cette performance permet à Bill Clinton de réduire l’écart avec George Bush à 3,6 points seulement, Bill Clinton obtenant 37,1 % contre 40,7 % au républicain. Bill Clinton remporte ainsi 26 comtés tandis que Ross Perot obtient ses meilleurs scores à Clark County (32 %) et Deuel County (31,4 %), des scores toutefois insuffisants pour les remporter. De son côté, Tom Daschle est triomphalement réélu : il obtient 64,9 % et remporte 61 des 62 comtés. Après la perte du Sénat par les démocrates en janvier 1995, il devient Minority Leader[4].

L’effondrement de Ross Perot en 1996 (9,7 %) profite de façon quasi égale aux deux camps : Bob Dole s’impose avec 46,5 %, tandis que Bill Clinton obtient 43 %. Mais la vraie surprise se produit lors du scrutin sénatorial. Alors qu’il était candidat à un quatrième mandat, le républicain Larry Pressler est défait par le démocrate Tim Johnson, qui s’impose avec 51,3 % des voix contre 48,7 % au républicain.

Deux ans plus tard, Tom Daschle est réélu pour un troisième mandat avec 62,1 %.

Pendant trois scrutins présidentiels consécutifs, la partie a été relativement serrée, l’écart final entre les deux principaux candidats ayant été inférieur à 10 points. Toutefois, dès 2000, le South Dakota va entamer un sérieux virage en faveur du GOP. Cette année-là, George W. Bush – sans doute aidé par la présence de Dick Cheney, originaire du Wyoming, sur le ticket républicain – remporte 60,3 % contre seulement 37,6 % au vice-président sortant, Al Gore. Celui-ci ne remporte que cinq comtés : Shannon, Todd, Buffalo, Dewey et Clay. Signe de la remontée du GOP, le sénateur démocrate sortant Tim Johnson est confronté à une élection qui s’annonce difficile, face à l’étoile montante du camp républicain, le représentant John Thune. Largement aidé dans sa campagne par son collègue Tom Daschle, Tim Johnson est finalement réélu avec 49,6 % des voix contre 49,5 % ; seules 524 voix séparent les deux candidats, sur un total de 334 438 suffrages.

George Bush, malgré un léger repli, conserve largement la confiance des South Dakotans en 2004. Il obtient 59,9 % des voix, contre 38,4 % à John Kerry. Cet écart important et la concomitance du scrutin avec l’élection sénatoriale fait une victime collatérale, en la personne de Tom Daschle, alors Minority Leader du Sénat. John Thune, ancien assistant parlementaire de James Abdnor – que Tom Daschle avait battu en 1986 – et qui avait failli s’imposer deux ans plus tôt face à Tim Johnson, retente sa chance. Après une campagne de haut vol – durant laquelle le Majority Leader[5], Bill Frist, a largement soutenu John Thune, le GOP s’impose finalement avec 50,6 % des voix contre 49,4 % au sortant. C’est la première fois depuis la défaite d’Ernest McFarland face à Barry Goldwater en 1952 que le Minority Leader du Sénat perd son siège.

En 2008, le phénomène inverse semble se produire. Alors que le sénateur démocrate Tim Johnson, très populaire, est candidat à sa réélection, Barack Obama obtient 44,8 % des voix, contre seulement 53,2 % à John McCain. De son côté, Tim Johnson est réélu triomphalement avec 62,5 % des voix contre 37,5 % à Joel Dykstra. Enfin, la démocrate Stephanie Herseth Sandlin est largement réélue à la Chambre des représentants. Avec 67,6 % des voix, elle s’impose dans l’intégralité des 62 comtés. Cette remontée démocrate a notamment fait que le Cook Political Report a classé l’État, avant le scrutin, en Toss-up[6]. Cette remontée, également mesurée dans le Montana et le North Dakota, ne s’est pour autant pas concrétisée en victoire démocrate. Barack Obama remporte Minnehaha, mais également Brookings (où se situe l’Université d’État du South Dakota) et Brown, où se trouve Aberdeen, quatrième plus grande ville de l’État. Il s’impose également dans les comtés à majorité amérindienne : Shannon, Todd, Buffalo, Ziebach, Roberts, Day.

Lors des midterms de 2010, le GOP récupère le siège à la Chambre des représentants. Sa candidate, Kristi Noem, s’impose avec 48,1 % contre 45,9 % à la sortante démocrate, Stephanie Herseth Sandlin. C’est dans l’Eastern River que Barack Obama va principalement reculer en 2012. Un recul qui le fait retomber à 40 % contre 57,9 % à Mitt Romney. Barack Obama remporte tout de même 10 comtés, mais perd Minnehaha, qui vote à 52,7 % pour Mitt Romney.

En 2014, Tim Johnson ne sollicite pas un quatrième mandat et son retrait permet la large victoire du républicain Mike Rounds, qui s’impose avec 50,4 % contre 29,5 % au candidat démocrate et 17,1 % à l’ancien sénateur Larry Pressler, candidat indépendant. Avec cette perte, les démocrates n’occupent plus aucune fonction élective importante dans le South Dakota. C’est la première fois depuis 1987 que le GOP occupe les deux sièges de sénateur de l’État.

Enfin, en 2016, Donald Trump remporte une écrasante victoire. Avec 29,8 % le séparant d’Hillary Clinton, il établit le deuxième plus grand écart depuis Dwight Eisenhower en 1952. Donald Trump remporte 61,5 % des voix contre 31,7 % à Hillary Clinton. De son côté, avec 5,6 % des suffrages, le libertarien Gary Johnson obtient son cinquième meilleur score. Hillary Clinton ne remporte que cinq comtés : Oglala Lakota (ex Shannon), Todd, Buffalo, Clay et Dewey.

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