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L’opinion publique américaine et l’élection présidentielle de 2012

02/10/2012 1’
Frédéric Micheau Frédéric Micheau
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Triomphalement porté à la Maison Blanche en 2008, puis défait lors des midterm elections, Barack Obama est l’objet d’une forte déception d’autant plus vive que les attentes étaient élevées. Quelles indications les sondages révèlent-ils aujourd’hui sur l’état de l’opinion américaine ?

Alors qu’en 2008, Barack Obama a été triomphalement porté à la Maison Blanche par une vague d’enthousiasme, la défaite des Démocrates lors des midterms a constitué une déroute historique pour le parti présidentiel. Cette sanction doit être analysée comme une forme de déception à l’égard du président Obama, d’autant plus vive que les attentes étaient élevées.
Deux ans après ce revirement électoral, quelles indications les sondages révèlent-ils sur l’état de l’opinion publique américaine, à quelques semaines de l’élection présidentielle du 6 novembre 2012 ?

Un pays toujours en proie au doute
L’opinion publique américaine continue d’exprimer un état d’esprit morose et pessimiste : 54 % des Américains considèrent que le pays va dans la mauvaise direction, contre 40 % qui estiment le contraire. La situation économique et le manque d’emplois constituent les principales variables explicatives de cet état d’esprit.
La primauté accordée aux questions économiques va-t-elle se traduire par un vote sanction à l’égard des dirigeants politiques comme en 2008 et en 2010 ? Dans ce cas, lequel, de Mitt Romney ou Barack Obama, sera perçu comme portant la plus grande part de responsabilité ?

Mitt Romney, le plus petit dénominateur commun des Républicains ?
Dès l’annonce le 2 juin 2012 de sa candidature à l’investiture républicaine, Mitt Romney a fait figure de favori notamment grâce à la puissance de ses ressources financières, élément déterminant des campagnes électorales américaines. Sa désignation officielle est l’aboutissement d’un processus long et très disputé. Pourtant, il peine à susciter une vraie adhésion parmi la base républicaine.

Un déséquilibre d’image en faveur d’Obama
En dépit de la longueur de la campagne des primaires républicaines, l’image de Mitt Romney n’est pas très structurée dans l’opinion publique américaine. Millionnaire et ancien dirigeant fondateur d’un fonds d’investissement appelé Bain Capital, il incarne la figure de l’homme d’affaires qui connaît la réalité économique américaine et est crédité par l’opinion d’une forte compétence économique.
Cependant, 50 % des électeurs sont en mesure de s’identifier à Barack Obama et aux valeurs qu’il représente, contre seulement 42 % en ce qui concerne Mitt Romney. Barack Obama bénéficie d’un positionnement plus consensuel et d’une forte prime au sortant.

Des indicateurs électoraux favorables à Barack Obama
Barack Obama a un avantage d’image dans trois séries d’indicateurs électoraux : les intentions de vote, les projections nationales de répartition des grands électeurs et le pronostic de victoire. Dès lors, si Barack Obama est réélu, il deviendrait le premier dirigeant d’un pays occidental reconduit au pouvoir depuis le début de la crise économique, mettant ainsi un terme à une longue série de défaites essuyées par des sortants.

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