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Renaissance pour l’Europe, deuxième édition

08/02/2013 2’
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A la suite de la première édition à Paris en mars 2012, « Renaissance pour l’Europe », une initiative commune de la Fondation Jean-Jaurès, de la FEPS, de la Fondation Friedrich-Ebert et de ItalianiEuropei, poursuit la dynamique de mobilisation et de réflexion à l’occasion des campagnes électorales en Europe.

Une centaine d’experts européens, responsables politiques, syndicaux et associatifs se sont réunis les 8 et 9 février 2013 à Turin.Le séminaire de réflexion du 8 février s’articulait autour de trois tables rondes : « Restaurer la légitimité au service des Européens », « Revenir aux fondamentaux pour renforcer la démocratie » et « Redonner de l’ambition et de l’espoir à l’Europe ».Une lecture commune est ressortie des débats : l’Europe ne peut plus se construire sans ses citoyens. Le citoyen européen n’est pas un concept éthéré, mais une réalité de chair qui souffre actuellement de trop d’austérité sur le plan économique et social et de trop d’opacité dans les décisions qui sont prises en son nom sur le plan politique. Certes, ce qui existe de l’Europe politique reste méconnu des citoyens, et un travail de pédagogie s’impose pour les progressistes. Mais, plus fondamentalement, il faut réduire le déficit démocratique, qui est patent. Or sur ce sujet, par-delà les divergences dans les solutions, qui ont été abordées de front dans le débat, on a pu entendre un accord flagrant des progressistes pour exiger que l’Union européenne rende davantage compte à ses citoyens, que le déficit démocratique soit comblé et que la souveraineté s’exerce à l’échelle européenne.Retour aux fondamentaux ? Le modèle social européen est notre meilleur produit d’exportation, semblaient également dire les conférenciers. Les droits sociaux, les politiques de redistribution ne doivent pas être bradés au nom de l’austérité et de la rigueur budgétaire. A ce titre, la réaffirmation du modèle européen pourrait passer par l’harmonisation fiscale et davantage de solidarité au niveau européen. Mais en parallèle, une réflexion progressiste doit être engagée sur la partie « offre », sur la production et l’investissement, l’innovation et la recherche. En d’autres termes, il est urgent de répondre à la question : « Qu’est-ce que le progrès en Europe, aujourd’hui ? ».C’est en définitive à une refondation de l’idée européenne sur de nouvelles bases qu’ont appelé les intervenants. Pour vaincre l’euroscepticisme galopant, les progressistes sont déterminés à ré-enchanter l’Europe, à la doter d’un nouveau récit fédérateur pour tous les peuples européens et à retrouver le sens du projet européen qui animait ses fondateurs.La seconde journée a offert aux responsables politiques une tribune pour donner corps à ces réflexions. Les leaders progressistes européens, à l’instar de Bernard Cazeneuve, Harlem Désir, Elisabeth Guigou, Victor Ponta, Alfredo Perez Rubalcaba, Elio di Rupo, ou encore Martin Schulz parmi beaucoup d’autres, sont venus apporter leur soutien à Pier Luigi Bersani, candidat du Parti Démocratique aux élections législatives italiennes du 24-25 février prochains. Devant la salle comble du Teatro Regio de Turin, la perspective d’une Europe rénovée, d’une Europe politique portée par les progressistes semblait se rapprocher à grands pas.- Retrouvez le programme complet de Renaissance à Turin - Retrouvez le manifeste de Turin : - Retrouvez les discours - Retrouvez le point de vue de Bernard Guetta (Libération, 12 février 2013)

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